vendredi 11 avril 2014

Que faire à Buenos Aires un jour de pluie ?

La semaine dernière, il a plu à plusieurs reprises. Alors, nous avons trouvé une façon rigolote de s'amuser et de passer le temps.

Nous avons inventé une toute nouvelle émission, le JTJ; Journal Télévisé des Jeunes. Nous avons monté 4 vidéos: un pour la capsule météo, et les trois autres pour la capsule "jeune vedette", avec Joséphine dans le rôle de la miss météo et de Rosa, la star du jour, et Simone dans le rôle de la journaliste. En voici le résultat:







(Problème technique, on n'arrive pas à charger la 4e video ! Nadia le partage sur son facebook...)


Nous tenons à remercier madame Nadia Beaudoin de nous avoir filmées et conseillées, et également la jeune chanteuse populaire Violetta d'avoir prêté sa voix à notre 4e vidéo, et aussi d'avoir inspiré le personnage de la vedette Rosa.

dimanche 23 mars 2014

Le téatro colon par Joséphine

Jeudi soir on est allés au téatro Colon voir un concert de l'orchestre philharmonique. J'étais aussi allée faire la visite guidée et voir un ballet , Le Lac des cygnes.

Ce théâtre est magnifique, c'est en partie une réplique de l'Opéra Garnier à Paris. Il a été fait par trois architectes, mais les deux premiers sont morts très jeunes, il y a des gens qui disent que le théâtre porte malheur. Les deux sont morts à 44 ans ! Mais le troisième a commencé son travail à 58 ans. C'est le premier architecte qui voulait faire une réplique exacte de l'Opéra de Paris. Mais le deuxième et le troisième ont modifié les plans.

 Dans la salle il y à: le parterre, 3 étages de loges, et encore des étages plus haut, avec des places debout et assises. Le dernier étage s'appelle le paradis ou le poulailler. Le nom de poulailler vient de ceci : c'était les places les moins chers et les immigrants italiens qui achetaient ces places étaient accusés de crier comme des poules ! Je trouve que c'est méchant.

Pour le concert, on était assis au 6e étage et on voyait tous les spectateurs.




Pour le ballet, on était au parterre.



 Au plafond il y a une peinture, un lustre et au milieu des deux, un anneau doré.
la peinture en rond, ensuite un anneau et, pour finir, la lumière, tout au milieu






















Le secret de cet anneau est que, des fois, il y a des musiciens dans le plafond. En effet cet anneau est comme une loge pour des musiciens. C'est parce que dans les opéras et les ballets, quand la musique doit venir du ciel, elle vient vraiment d'en haut.

Ce que l'on voit autour de la peinture ce sont des noms de compositeurs. Voici une liste que j'ai faite la première fois qu'on y est allées pour voir Le lac des cygnes:

                                  Chopin                                  Verdi                                  Haydn
                                 Gounod                              Donizetti                             Belini
                                Beethoven                             Berlioz                             Mozart              
                                Rossini                                  Schuman                       Meyerbeer
                                Bizet                                    Cherubini                        Gluck                  Wagner



Il y a aussi le salon doré, où les gens riches pouvaient rester des heures à parler après le spectacle. De nos jours, des fois il y a un piano pour des auditions. Il y a aussi des spectacles de musique de chambre. Avant les gens pouvaient s'asseoir sur les fauteuils et les canapés, mais maintenant, c'est comme un musée, on n'a pas le droit de s'asseoir parce que c'est antique. Il y a aussi des miroirs pour donner l'impression que le salon va jusqu'à l'infini.
image prise sur internet
Dans deux semaines, il y a un autre concert de l'orchestre philharmonique où il joue du Mozart et j'espère que je pourrai y assister.

Joséphine

samedi 22 mars 2014

Le cimetière de la Recoleta

Aujourd'hui, nous sommes allés visiter le cimetière de la Recoleta. C'est le plus vieux cimetière publique de la ville de Buenos Aires. Il a ouvert ses portes en 1822, sous le nom de cimetière du Nord, et a été rénové à deux reprises, en 1881 et en 2003.

Le mot cimetière vient du terme grec koimeterion, qui veut dire dortoir. Ce mot fut introduit par les chrétiens, avec l'espoir de la résurrection. Ainsi, les humains se "reposent en paix" en attendant leur "renaissance".

Au début, seuls les chrétiens pouvaient être enterrés dans le cimetière du Nord, mais, à partir de 1863, les pratiquants d'autres religions commencèrent à y avoir accès également.

 La première personne qui a été enterrée là s'appelait Dolores Marciel, elle était uruguayenne. Sa tombe se trouve au tout début du cimetière. Environ 4870 personnes ont été enterrées là de manière perpétuelle après elle.

 Depuis 1946, le cimetière est considéré comme un musée historique national, grâce aux personnalités connues qui y reposent, à la qualité de son architecture et à ses magnifiques statues. C'est l'un des importants cimetières du monde.

Parmi les autres tombes les plus vieilles du cimetière, il y a celle de Remedios de Escalada de San Martin, la femme du général San Martin. Sa tombe date de 1823, et nous l'avons prise en photo aujourd'hui.
Aqui descansa Remedios Escalada, esposa y amiga del gen. San Martin - Ici repose Remedios Escalada, épous et amie du général San Martin



Quant à la sépulture la plus moderne du cimetière, c'est celle de la famille Herrera Noble. Les gens ont commencé à la nommer Banelco, qui est le nom d'une banque, à cause de sa grande ressemblance avec un guichet automatique!


Parmi les plus mystérieuses des tombes, il y a celle de Rufina Cambaceres. Une statue d'elle est placée devant sa sépulture, une main sur la tombe, le regard triste. Lorsqu'il a plu, les gouttes de pluie font comme des larmes sur la statue et, avec les années, des traces sombres sont restées sur ses joues de pierre, lui donnant un air encore plus malheureux.


Vraiment, je trouve que ce cimetière est le plus beau de tous, beaucoup mieux que ceux que j'avais visités jusqu'alors. Mais je ne crois pas que j'aimerais qu'une personne que j'aime soit enterrée là, à cause des tonnes de touristes qui le visitent chaque jour, comme une espèce de musée extérieur plutôt que comme un cimetière, où des gens sont en train de rendre visite à leurs morts...

 




mardi 11 mars 2014

Confiteria del Molino

Cela fait plus d'une semaine que je n'ai pas écrit de billet de blog. Nous avons eu de la visite durant toute la semaine, et nous avons visité la ville, vu des tonnes de choses, fait des dizaines d'activités. Le problème, c'est qu'on a été tellement occupées que je n'ai pas eu le temps d'écrire un seul billet de tous ceux qui me venaient en tête. Mais maintenant, alors que nous avons laissé nos invités aller seuls à Tigre pour nous reposer, je peux enfin en écrire un!

J'ai beaucoup hésité sur le sujet de ce billet. Le tango? La feria de Mataderos? Le Congreso? J'ai finalement choisi de vous parler de la "Confiteria del Molino".

Hier, nous avons fait une immense visite à pieds de la ville. C'est durant cette visite, en allant au Congreso, que nous avons vu l'édifice de la confiteria.

C'est un vieil édifice qui, hélas, est abandonné. C'est étonnant, car il est vraiment magnifique, et il date du début du XXe siècle.

 À la base, c'était une confiserie, pâtisserie, bar et restaurant. Elle a ouvert ses portes en 1916, bien que son inauguration officielle ait été en 1917, et a été fermée en 1997. Elle porte son nom, qui signifie confiserie du moulin, en raison du gros moulin qu'il y a sur le dessus de l'édifice.

 Cayetano Brenna était son propriétaire, un pâtissier italien maître dans l'art du pan dulce. Au début, il avait ouvert une pâtisserie dans un autre local avec Costantino Rossi, mais ils ont ensuite fait construire cet édifice pour la confiteria del molino.

Un incendie avait frappé la confiserie en 1930, mais elle a été reconstruite par la suite.

Plusieurs propriétaires ont suivi Brenna, qui a fini sa carrière en 1938, dont Renato Varesse jusqu'en 1950, et Antonio Armentano jusqu'en 1978. Par la suite et jusqu'en 1997, les petits enfants de Brenna, qui avaient racheté la confiteria, s'en sont occupé.

En 1996, la chanteuse Madonna participa au tournage du vidéo d'une de ses chansons dans la confiteria, alors qu'elle se trouvait à Buenos Aires pour le tournage du film Evita.

La confiteria del molino ferma ses portes peu de temps après, le 24 janvier 1997.

Depuis, plusieurs personnes militent pour sa ré-ouverture.

Sauvons le moulin!
 Ses propriétaires actuels, dont je n'ai pas réussi à trouver l'identité sur Internet, refusent, pour une raison que j'ignore, qu'on la rénove. C'est dommage, car elle est vraiment magnifique, mais un peu triste à regarder quand même, car toutes ses fenêtres sont cachées par des planches de bois...

Avant (photo prise sur Internet)

Maintenant (photo prise hier lors de notre promenade)

J'ai pris toutes mes informations sur Wikipédia... Dans un article en espagnol! Vraiment, mon espagnol s'améliore de jour en jour. Il ne me reste plus qu'à oser parler...



mardi 4 mars 2014

Rosario

Il y a quelques jours, nous sommes allées à Rosario, une ville de l'Argentine sur le bord du fleuve Parana. J'ai décidé de faire un recherche sur cette ville et de vous en parler dans mon billet.

Rosario est la plus grande ville de la province de Santa Fe. Ses habitants sont les Rosarinos, et, en 2005, ils étaient environ 1 million.

Elle est connue, entre autres, pour être la ville où a été créé le drapeau argentin, imaginé par Manuel Belgrano en 1812. C'est aussi la ville de naissance de Che Guevara.

Elle se situe à plus ou moins 285 km de Buenos Aires (ce qui représente en général 4 heures d'autobus, sauf quand on a la malchance de tomber sur un bus qui fait une dizaine d'arrêts entre les 2 villes...).

Il fait en général 1 ou 2 degrés de plus qu'à Buenos Aires.

Il y a des dizaines d'informations de ce genre, telles que la superficie, la position géographique, la religion et l'économie de Rosario, sur Wikipédia. En revanche, il est impossible d'y trouver des informations sur notre expérience dans cette ville, ou sur nos impressions. J'ai donc décidé de poursuivre mon billet en ce sens.

Nous sommes arrivées à Rosario en autobus. Disons-le, le chemin entre les deux villes était plutôt ennuyeux. Tout était plat, vert, partout identique. Heureusement, la ville est plus belle que la route pour s'y rendre!

La première chose que nous avons vue de Rosario, c'est la gare. Rien de bien intéressant là non plus, mis à part le fait étrange que la gare était pleine de chiens, je ne sais pas pourquoi.

Ensuite, nous nous sommes rendues en taxi chez Veronica, qui est vraiment très gentille. Le lendemain, nous sommes allées marcher sur le bord du fleuve.

Avant, toute la promenade sur le bord du rio était laide, il n'y avait que des entrepôts. Mais, il y a quelques années, la ville s'est prise en main, et ils ont construit quelque chose de magnifique. C'est devenu un  lieu parfait pour courir, pêcher, regarder le fleuve ou simplement marcher et profiter de la vue, ce que nous avons fait avec plaisir.

Le jour suivant, nous sommes allées à la plage, au nord. Là aussi, c'est superbe: comme les plages n’étaient pas géniales avant, ils ont gratté le sable dans le fond du fleuve pour que les plages deviennent douces, belles et agréables. Et ça a marché!

Quant à la ville, elle est très belle aussi. Certains quartiers ressemblent à Buenos Aires, mais en mille fois plus calmes. J'ai beaucoup apprécié notre marche sur la rue piétonne, où nous avons acheté un livre à Joséphine dans une librairie nommée l'Aleph.

Ce qui m'a déplu dans cette ville, c'est la conduite des automobilistes envers les piétons. Ils n'avaient absolument aucun respect pour eux, ni pour personne en fait. C'était le festival du "j'ai klaxonné le premier, je traverse, et tant pis pour vous si vous êtes sur mon chemin!". Ça m'a vraiment fâchée.

En revanche, j'ai adoré tout le reste de la ville, et en particulier la promenade sur le bord du fleuve et les plages. J'espère que nous y retournerons bientôt.

   

jeudi 20 février 2014

M'assoir sur un banc, cinq minutes avec toi...

Il y a quelques jours, nous sommes allées à San Telmo, un quartier de la ville où il y a, tous les samedis et dimanches, une feria dans la rue. C'est comme une foire, et il y a des gens qui vendent de l'artisanat sur le bord de la rue. Il y avait toutes sortes de choses à l'effigie de Mafalda, cette petite fille de bande dessinée si populaire en Argentine: des tasses, des chandails, des cahiers... Ça n'en finissait plus!

Dans un coin en particulier, il y en avait encore plus. J'ai bientôt découvert que c'était à cause du banc qu'il y avait derrière, sur lequel trônait une statue, au teint un peu verdâtre, de Mafalda. J'aurais beaucoup aimé me faire prendre en photo avec elle, mais il y avait une file immense rien que pour pouvoir s'assoir sur ce banc à ses côtés. Comme nous avions une photo de maman sur ce banc il y a deux ans, j'ai décidé de vous la montrer.
 

Maman m'a proposé d'y retourner une autre fois, un jour de semaine, quand la rue serait déserte. J'ai accepté, mais j'ai quand même décidé de choisir le sujet de Mafalda et Quino, l'auteur, pour mon billet de blogue.

D'abord, vous devez connaître un peu mieux Mafalda et ses amis.

 C'est une petite fille qui veut changer le monde, qu'elle dit malade. Elle réagit à tout ce qui se passe autour d'elle et ce qu'elle lit dans les journaux. Elle déteste la soupe et adore la meringue.Elle vit en Argentine. Comme personne n'arriverait jamais à décrire qui que ce soit mieux que lui-même, je la laisse se présenter!



Dans les autres personnages, il y a Manolito, le capitaliste, Felipe, le passionné des histoires de cow-boy et le rêveur, Susanita, égoïste et orgueilleuse, qui rêve de devenir femme au foyer, Libertad, qui a plusieurs opinions d'extrème-gauche érités de ses parents, Guille, le petit frère de Mafalda, Papa, amoureux des plantes, et Maman, femme au foyer ayant abandonné ses études (ce qu'elle se fait constamment reprocher par Mafalda).

Quino, l'auteur de Mafalda, est né en 1932 à Mendoza, en Argentine. Son vrai nom était Joaquin Salvador Lavado, mais tout le monde l'appelait Quino depuis sa naissance, afin de le différencier de Joaquin Tejón, son oncle, qui était peintre. C'est lui qui lui a fait découvrir sa vocation alors qu'il n'avait que 3 ans.

La première apparition du personnage de Mafalda s'est faite dans la presse argentine le 29 septembre 1964. Quino a cessé de la dessiner dans le milieu des années 70. 

L'éditeur des bandes dessinées de Mafalda, Julián Delgado, a été l'un des disparus de la dictature. Il a été arrêté en 1978. Il avait dit à sa femme qu'il allait chercher quelque chose pour le thé. Elle ne l'a jamais revu...





mercredi 19 février 2014

Belle et Sébastien par Joséphine

J'écris ce billet parce qu'il y a un nouveau film qui sort en France et que ma mère se disait que j'allais l'aimer. Il y a un orphelin, un gros chien et ça se passe pendant la Deuxième Guerre mondiale.



Cette histoire est basée sur des romans de Cécile Aubry et c'est son fils qui a joué dans la série télévisée de 1965 : Mehdi el Glaoui.



Il y a eu un dessin animé japonais que ma mère écoutait quand elle était petite avec sa grand-maman Margot. Nous allons l'écouter et je vais vous en parler. Voici le lien du premier épisode si vous voulez l'écouter: Belle et Sébastien

...

Aujourd'hui, l'internet marchait bien alors j'ai enfin pu écouter l'épisode 1.Ça raconte l'histoire d'une grosse chienne, berger des Pyrénées, dont tout le monde a peur car ils pensent qu'elle fait du mal, mais en réalité elle sauve les gens. Il y a aussi Sébastien, un petit garçon qui est différent, parce qu'il a été adopté et les autres enfants disent qu'il n'a pas de mère. En plus, il ne va pas à l'école.

À la fin du premier épisode, Belle et Sébastien deviennent amis.



Maintenant, je vais écouter le deuxième épisode !