jeudi 20 février 2014

M'assoir sur un banc, cinq minutes avec toi...

Il y a quelques jours, nous sommes allées à San Telmo, un quartier de la ville où il y a, tous les samedis et dimanches, une feria dans la rue. C'est comme une foire, et il y a des gens qui vendent de l'artisanat sur le bord de la rue. Il y avait toutes sortes de choses à l'effigie de Mafalda, cette petite fille de bande dessinée si populaire en Argentine: des tasses, des chandails, des cahiers... Ça n'en finissait plus!

Dans un coin en particulier, il y en avait encore plus. J'ai bientôt découvert que c'était à cause du banc qu'il y avait derrière, sur lequel trônait une statue, au teint un peu verdâtre, de Mafalda. J'aurais beaucoup aimé me faire prendre en photo avec elle, mais il y avait une file immense rien que pour pouvoir s'assoir sur ce banc à ses côtés. Comme nous avions une photo de maman sur ce banc il y a deux ans, j'ai décidé de vous la montrer.
 

Maman m'a proposé d'y retourner une autre fois, un jour de semaine, quand la rue serait déserte. J'ai accepté, mais j'ai quand même décidé de choisir le sujet de Mafalda et Quino, l'auteur, pour mon billet de blogue.

D'abord, vous devez connaître un peu mieux Mafalda et ses amis.

 C'est une petite fille qui veut changer le monde, qu'elle dit malade. Elle réagit à tout ce qui se passe autour d'elle et ce qu'elle lit dans les journaux. Elle déteste la soupe et adore la meringue.Elle vit en Argentine. Comme personne n'arriverait jamais à décrire qui que ce soit mieux que lui-même, je la laisse se présenter!



Dans les autres personnages, il y a Manolito, le capitaliste, Felipe, le passionné des histoires de cow-boy et le rêveur, Susanita, égoïste et orgueilleuse, qui rêve de devenir femme au foyer, Libertad, qui a plusieurs opinions d'extrème-gauche érités de ses parents, Guille, le petit frère de Mafalda, Papa, amoureux des plantes, et Maman, femme au foyer ayant abandonné ses études (ce qu'elle se fait constamment reprocher par Mafalda).

Quino, l'auteur de Mafalda, est né en 1932 à Mendoza, en Argentine. Son vrai nom était Joaquin Salvador Lavado, mais tout le monde l'appelait Quino depuis sa naissance, afin de le différencier de Joaquin Tejón, son oncle, qui était peintre. C'est lui qui lui a fait découvrir sa vocation alors qu'il n'avait que 3 ans.

La première apparition du personnage de Mafalda s'est faite dans la presse argentine le 29 septembre 1964. Quino a cessé de la dessiner dans le milieu des années 70. 

L'éditeur des bandes dessinées de Mafalda, Julián Delgado, a été l'un des disparus de la dictature. Il a été arrêté en 1978. Il avait dit à sa femme qu'il allait chercher quelque chose pour le thé. Elle ne l'a jamais revu...





mercredi 19 février 2014

Belle et Sébastien par Joséphine

J'écris ce billet parce qu'il y a un nouveau film qui sort en France et que ma mère se disait que j'allais l'aimer. Il y a un orphelin, un gros chien et ça se passe pendant la Deuxième Guerre mondiale.



Cette histoire est basée sur des romans de Cécile Aubry et c'est son fils qui a joué dans la série télévisée de 1965 : Mehdi el Glaoui.



Il y a eu un dessin animé japonais que ma mère écoutait quand elle était petite avec sa grand-maman Margot. Nous allons l'écouter et je vais vous en parler. Voici le lien du premier épisode si vous voulez l'écouter: Belle et Sébastien

...

Aujourd'hui, l'internet marchait bien alors j'ai enfin pu écouter l'épisode 1.Ça raconte l'histoire d'une grosse chienne, berger des Pyrénées, dont tout le monde a peur car ils pensent qu'elle fait du mal, mais en réalité elle sauve les gens. Il y a aussi Sébastien, un petit garçon qui est différent, parce qu'il a été adopté et les autres enfants disent qu'il n'a pas de mère. En plus, il ne va pas à l'école.

À la fin du premier épisode, Belle et Sébastien deviennent amis.



Maintenant, je vais écouter le deuxième épisode !

dimanche 16 février 2014

Maras et compagnie

Hier, nous avons fait une visite au zoo de Buenos Aires. La première chose que nous avons vue en arrivant, c'était de drôles de petits animaux, semblables à un mélange de kangourous, de lièvres et de faons. Ils avaient des pattes avant incroyablement longues. Ils se promenaient, en liberté, d'un enclos à un autre. Il y en avait même qui étaient tout simplement là, au milieu du chemin, attendant de se faire nourrir par des enfants à qui leurs parents auraient accepté d'acheter la nourriture pour animaux qui se vendait dans de petits kiosques à l'entrée.

Nous nous sommes tout de suite demandé quel pouvait être le nom de ces drôles de bêtes. Nous avons dû attendre d'arriver à l'autre extrémité du zoo pour le savoir, car c'était là que se trouvait leur enclos. Finalement, nous avons découvert qu'il s'agissait de maras.



Ils ne semblaient pas du tout peureux. Il y en avait même deux ou trois dans l'enclos des ours!

À part les maras, il y avait plusieurs animaux que tout le monde connait parce qu'il y en a dans presque tous les zoos. Par exemple, il y avait des girafes et des éléphants.
Il y avait aussi des animaux plus rares, comme des bisons et des pandas rouges. Il y avait également des ours,

des singes, des oiseaux de tous genres et des félins: lions, tigre blanc, panthère...

il y avait aussi des hippopotames, des rhinocéros, et d'autres animaux bizarres, dont je ne me rappelle plus du nom, qui ressemblaient à des castors sans la queue plate.


Mes préférés, c'étaient une sorte de petits singes, les monos titis, qui avaient des touffes de poil blanc sur les oreilles.

Nous avons assisté à une scène des plus mignonnes et rigolotes devant la cage de ces petites bêtes. Je vous raconte. D'abord, vous devez savoir que les espaces entre les barreaux de leur cage étaient environ gros comme de petites prunes. Presque tous les singes n'arrivaient pas à s'y glisser, mais il y en avait un, le plus petit, qui y parvenait. 

Quand nous sommes arrivées devant la cage des titis, il était justement dehors. À cause des poils ébouriffés de chaque côté de sa tête, on aurait dit qu'il était trop gros pour passer. Nous avons donc été fort étonnées de le voir là. 

Je crois qu'il avait été atirré hors de sa cage par des grains de pop corn que les gens avaient lancé là. Je trouvais ça dégoûtant de voir tous ces déchets qui traînaient, mais le petit singe, lui, en était ravi; ça lui fournissait une collation surprise. Il s'en nourrissait allègrement, alors que ses amis singes le regardaient faire, envieux. Soudain, le plus grand d'entre eux (je soupçonne que c'était son père ou sa mère) a étiré le bras à travers les barreaux et le lui a volé. Et le petit titi, plutôt que de ramasser un autre grain de pop corn par terre, est rentré dans la cage, et il s'est mis à courrir après le grand pour ravoir son pop corn. Ils se sont mis à se chicaner, à l'aide de petits cris et coups. C'était très drôle.

Joséphine a tenu à faire un tour de carrousel. Nous avons aussi fait un petit tour de bateau.

Ce fut une sortie très amusante. Ma seule déception, c'est de ne pas avoir réussi à enlever le mono titi, qui appartenait à une race très semblable à M. Dupont, le singe de Fifi Brindacier!

jeudi 13 février 2014

À la manière de...


Hier, nous sommes allées au MALBA, le Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires. Nous avons vu une magnifique exposition sur l'art latino-américain au 20ème siècle. Aujourd'hui, nous avons fait une activité d'art à la manière d'un des peintres que nous avions découverts dans l'exposition. J'ai choisi Joaquin Torres Garcia, un peintre uruguayen. En plus de l'activité d'art, j'ai décidé de faire une recherche sur lui et de vous en parler dans mon billet.

Joaquin Torres Garcia est né le 28 juillet 1874 à Montevideo (on y était il y a quelques jours!). Il était peintre et sculpteur. 

Durant ses années d'études en Espagne, il fait la rencontre de Pablo Picasso et Julio González. Il fait ensuite un voyage à Paris.

De retour en Uruguay en 1934, il s'intéresse à l'art précolombien (l'art américain d'avant la "découverte" de l'Amérique: l'art inca, maya, aztèque...). Dès ce moment, cette sorte d'art sera pour lui une forte source d'inspiration. 

Il devient ensuite professeur. Il édite aussi une revue, Circulo e Cuadrado. 

Voici quelques unes de ses œuvres que j'apprécie le plus :







Voici maintenant la peinture que j'ai fait en m'inspirant des siennes. Elle n'est ni bien belle ni bien ressemblante, mais j'aurai fait de mon mieux et eu beaucoup de plaisir !




Et celle-ci, c'est celle de maman (inspirée du même artiste).  Jo vous montrera son travail sur un autre peintre dans son propre billet.









mercredi 12 février 2014

Niña no 110

Aujourd'hui, nous sommes allées marcher dans la ville. Nous sommes allées au musée MALBA et à la Place de mai, ce qui nous a fait faire 8.2 km.

La Place de mai, c'est une grande place devant la Casa rosada (maison rose en français), la maison gouvernementale. Il y a toujours beaucoup de manifestations sur cette place.


Entre autres, il y a, tous les jeudis, des femmes qui manifestent pour qu'on retrouve les enfants volés de la dictature. Ce sont les grands-mères de la Place de mai.

Ces enfants, ce sont les fils et les filles de gens qui, durant la dictature, ont été enlevés parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec le régime politique. On les appelle les disparus. Ils étaient souvent très jeunes, entre 18 et 20 ans pour la plupart. Personne ne savait ce qui leur arrivait. Par contre, on sait que leurs enfants, eux, étaient adoptés par des gens proches du pouvoir. Les Grands-mères de la Place de mai tentent de les identifier et de les ramener à leur famille légitime. 

Toute personne née pendant la dictature ayant des doutes sur son identité peut aller voir les Grands-mères pour la vérifier à l'aide de leur banque de données ADN.

Notre amie Karine nous a appris que la petite fille no 110 (sur 500 enfants volés) a été retrouvée il y a 6 jours. Elle a maintenant 37 ans. 

Ça doit être étrange de se rendre compte du jour au lendemain que toute notre enfance n'a été que mensonge, et que ceux qui nous ont élevés étaient en fait les ennemis de nos parents biologiques! Je ne sais pas comment je réagirais face à telle situation!



mardi 11 février 2014

Un château en Uruguay

Moi qui pensais avoir du temps pour m'ennuyer... Du temps pour réfléchir, m'arrêter, voir le temps passer, le trouver long même peut-être...

Les journées passent sans qu'on ne voit rien aller. On ne fait pas grand chose pourtant : quelques courses, un peu de cuisine, un peu de vaisselle, un peu de ménage,une petite sortie, une petite baignade, un peu de travail scolaire, un film de temps en temps... Les filles arrivent à lire, moi, je n'ai même pas encore eu le temps ! Même chose pour ce blog, que je croyais alimenter moi aussi... Superviser les filles dans leurs recherches, aider Jo à corriger ses fautes, les empêcher de se battre pour avoir l'ordi, voilà mon apport au blog !

Elles non plus d'ailleurs n'arrivent pas à écrire tous les billets qu'elles prévoient. Résultat, des photos s'accumulent, puis il est trop tard, un sujet ne leur semble plus «d'actualité» et elles l'abandonnent. C'est ce qui s'est passé avec la magnifique ville de Montevideo et la non moins magnifique auberge «Posada al Sur» où nous avons séjourné.

Cette fameuse Posada, que Jo appelait le château, est une grande maison du XIXe siècle, rénovée dans le respect de son caractère et décorée d'artisanat uruguayen. Tout y est beau et les gens y sont sympathiques. C'est une coop de travail depuis deux ans et tout le monde a l'air de s'y investir avec enthousiasme.

Mais puisque j'ai encore peu de temps pour écrire, je laisse parler ces quelques photos.

Si vous avez le goût d'en voir et d'en savoir plus, voici le lien vers leur site :Posada al sur

Vue de la rue à partir du balcon de notre chambre

Balcon de notre chambre

Notre chambre avec son plafond de 20 pieds !

Hall d'entrée

Cuisine

Escalier qui mène à la terrasse sur le toit

Couloir

Deux petits monstres sur le toit



Mercado Abasto par Josépine

Salut! C'est moi, Joséphine, qui écris.

De notre appartement du 14e étage,on a une vue superbe. On peut y voir presque toute la ville.(En réalité on ne la voit pas au complet,elle est bien trop gigantesque.) Nous pouvons voir le grand centre d'achats à côté de chez nous. Justement mon billet sera centré dessus.



Cet après-midi, on est allées au centre commercial Abasto parce qu'il pleuvait. On a fait une visite au Musée des enfants. C'est une place où il y a une mini-ville pour que les enfants jouent à faire semblant. Dans cette mini-ville, il y a : un Coto (supermarché),
Moi à la caisse

Moi qui fais mes achats
un Mcdo,

Moi qui essaye de comprendre comment la caisse marche

Moi qui prépare ce que maman à commander
 une fabrique de lait,

Voici la fabrique de lait

Moi qui trais une vache
 une tour, une maison en bonbon-fabrique de biscuits,
 une banque,


La banque
un bureau de dentiste,


 un centre de santé(hôpital),une station de radio,une station de télé
, un métro, un autobus

Maman qui dort (pas pour de vrai)dans l'autobus
, une caserne de pompiers, des autos

, un bateau, des douanes du port, un tribunal, un stade de foot, la rédaction d'un journal et des tables à calquer des dessins, etc.


C'est comme si on était des adultes ! Et on peut apprendre plein de choses car il y a des informations et des jeux questionnaires sur des panneaux. Moi, je me suis bien amusée, mais Simone s'est ennuyée, une chance qu'elle avait payé le tarif pour les grands ! Ça c'est drôle : d'habitude c'est toujours les enfants qui payent moins cher, mais, là, c'est les grands !

Une autre chose drôle : c'est un module de jeux où on joue dans les tuyaux d'un bol de toilette géant !


Dans le centre d'achats, il y a aussi un endroit appelé Neverland (comme le pays imaginaire dans Peter Pan). C'est un endroit avec des manèges et des jeux

, un peu comme les Galeries de la Capitale. Il y a une magnifique grande roue pleine de couleurs.

Maman , parce qu'elle est très méchante (c'est juste une blague), n'a pas voulu qu'on fasse de tour de manège aujourd'hui, elle dit qu'on reviendra puisque c'est juste à côté.

Il y aussi un cinéma dans ce centre d'achats. On ira sûrement bientôt.

Finalement, il y a plein d'activités amusantes pour les enfants, mais ça coûte cher ! Et on ne peut pas tout faire en une seule journée.