Bon, enfin je trouve un instant pour écrire ce premier billet de voyage, en voyage !
Vous allez voir, il semble qu'on attire la malchance... Je comprends pleinement l'expression «y'en n'aura pas d'facile»!
Je n'entre pas dans les détails, il fait trop chaud pour tourner le fer dans la plaie, mais voici le gros de nos péripéties :
À Québec, tempête imprévue, notre avion pour Toronto a 1/2 h de retard... Oups ! Non 2 heures de retard finalement.
On appelle les passagers Beaudoin et Lefebvre Legault au micro : ça a l'air qu'on va passer par Montréal ! On saute dans le Québec-Montréal, un autobus volant qui me rappelle très clairement que j'ai peur de l'avion (plus trop, mais enfin, là, oui)...
Pas le temps d'avoir peur longtemps, alors que je demande sa bouteille d'eau à Simone pour avaler un peu de Scutellaire, on se rend compte que toute la bouteille s'est vidée dans le sac. En panique, on ramasse l'eau avec la débarbouillette que mamie nous a laissée (merci maman !), on sort le ipod, la liseuse et le livre de math de l'inondation. Ouf ! les dégâts sont contrôlés ! À partir de ce moment, fou rire, jusqu'à l'arrivée, je me promets de prendre tout à la légère. L'avion s'envole, on blêmit un peu, mais ça dure si peu de temps qu'on s'en tire bien.
À Montréal, pas d'incident, on court trop vite prendre l'avion suivant ! Dans lequel ma belle Joséphine renverse un verre de 7up au complet sur sa robe...
Toronto : on a 7 minutes pour traverser tout l'aéroport. On nous a dit qu'on en avait pour 10 minutes entre la porte de notre arrivée et celle de notre départ. Je ne sais pas si on est bonnes pour le marathon, mais pour le sprint, on a des talents insoupçonnés ! On arrive à l'heure... et on attend 3/4 heure l'avion pour Santiago, bien sûr en retard.
À Santiago, tout est censé allez très vite. On descend de l'avion, on passe un contrôle et on se rend à une autre porte où notre avion nous attend. On monte. Tout semble indiquer qu'on pourra enfin rattraper un peu de notre retard. Soudain, annonce au micro : une petite réparation à faire sur l'avion nous gardera à terre une heure de plus.
Le plus fou dans tout ça, c'est qu'on est arrivées avec seulement 2 h de retard à Buenos Aires! Quant à nos bagages, il semble qu'ils soient quelque part au Brésil. Ils doivent rentrer demain. On l'espère fort.
En arrivant à l'appartement dans Caballito, la climatisation ne fonctionne pas, il fait plus de 35°. Une chance qu'on est venues en Argentine pour avoir chaud ! Heureusement, la merveilleuse Karine (oui-oui, Karine, je t'entends protester d'ici, tu es vraiment merveilleuse, je te le dis), nous attend avec de l'eau, des fruits et, surtout, des alfajores pour les filles et une bonne bouteille de Malbec pour moi (moi aussi, j'ai un cadeau pour elle, quelque part dans un sac entre le Brésil et ici, j'espère qu'ils ne l'auront pas cassé). Dès qu'elle repart, je me rends compte qu'il n'y a plus de tire-bouchon dans l'appart !
--Notez qu'à ce moment, j'ai toujours le moral, le sourire aux lèvres et même de la douceur pour encourager mes enfants fatiguées--
Depuis, les choses se sont arrangées : mon ordi refonctionne, la clim aussi, j'ai un tire-bouchon et les bagages devraient arriver demain en avant-midi.
J'ai quand même demander aux filles de remettre toutes leurs chicanes au 15 mai ; j'ai peur d'avoir un peu usé ma patience.
J'ai demandé à Jo d'où elle sortait ce titre. Il parait que je lui avais dit : l'aventure commence dès qu'on sort de l'auto. J'aurais aussi pu appeler ça «Trois filles, pas de sacs, pas de gars», mais trop peu de gens auraient compris la référence ;-)
RépondreSupprimerWow! ça c'est de l'aventure!!! Je pense à vous et je vous envoie plein de bisous. D'un grand-papa congelé!!!
RépondreSupprimerQuelles péripéties! C'est difficile quand ça arrive, mais ça fait de bonnes histoires! Contente de vous lire! xx
RépondreSupprimerAnne